Vendredi 1 février 2008
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08:21
Par où commencer… ? Le voyage a été très fatiguant, non seulement parce que le temps pour changer
d’avion à Amsterdam était particulièrement court, mais en plus, j’ai eu le plaisir de visiter en express la moitié de l’aéroport avant d’y arriver, mais j’avais oublié à quel point les
chinois en groupe étaient imprévisibles. Il y en avait un assez étrange (pour ceux qui ont suivi les épisodes de l’année dernière : un parfait mélange entre la prof de kouyu et le clown du
cours de danse…). Bref, un phénomène qui a (beaucoup) bu et s’est retrouvé en état d’ébriété (avancé), mais c’était pas grave : il avait bu du vin rouge, alors c’était
« romantique »… avec beaucoup de moments forts durant ce voyage : tout le monde qui me fixe et lit mon prénom (sur mon pull le plus chaud), celles qui parlent sur moi (de toute
façon « elle comprend pas, elle est pas chinoise ». Sauf que…) et grand instant ou mes nerfs ont lâchés, c'est-à-dire quand ils ont sorti le pâté. Un bon pâté de bœuf, qu’ils ont
dévoré. Ouais, sauf que… ça sent le pâté. Et fort. Et surtout c’est pas terrible, là, comme ça sans pain, ni cornichon. Et puis on n’a qu’à bien le balader dans l’avion, comme ça, ça sentira
partout…
Donc le groupe de chinois au pâté avec petit chef bourré et mes voisins. Mon voisins direct c’était psychose, dès
qu’il y avait une annonce et que le film s’arrêtait ou qu’il sautait, c’était la fin, il s’énervait sur sa télécommande pour que ça remarche et regardait toute les télé alentour pour voir si
seulement la sienne s’arrêtait (Ô rage ! Ô désespoir…) ou toutes les télés (vengeance !!). Mon voisin m’a dit que je gérais grave le chinois (je lui avais dit « c’est pas
grave ») et on aurait dit que l’autre voisin voulait à tout prix que je ne gère pas grave le chinois : je n’ai pas compris un seul mot de ce qu’il a dit. Alors pour rester positive,
j’ai décidé qu’il avait un accent de brin du fin fond du Hunan.
Là, j’avoue, mes nerfs ont lâchés. J’ai explosé de rire. Incontrôlable. Innarrêtable. C’est long un fou rire quand tout le monde se tait et vous regarde…
Pour les films, je me suis éclatée : Ocean’s 13, les Simpsons (en québécois…) et
Hairspray.
Donc un transport pour le moins secoué, je n’ai pas vraiment réussi à dormir. Arrivée à Chengdu, je
zigzague entre les harponneurs de taxi pour aller faire la queue pour prendre un taxi bien en règle, qui me dépose à mon hôtel (tout près).
A peine rentrée, les 3 tables de convives tournent toutes leurs têtes vers moi, et… c’est parti
« laowai, laowai ! laowai, laowai… ». Je prends mon air de rien, je vais à l’accueil, je prends une chambre. Mais ça ne va pas terrible, je ne peux pas payer en partant et
l’histoire du visa à faire mais sans visa exacte les embrouille.
L’ampoule au dessus de ma tête s’allume : Amélie m’a donnée l’adresse, donc Amélie est passée, donc
il ont déjà eu le cas de figure. De plus, vu l’accueil que j’ai eu en arrivant, il doit pas y avoir d’étranger tous les jours :
- j’ai une amie qui a fait
la même chose la semaine dernière (on ne s’est échangé que quelques mails, mais elle est devenue une super copine en cet instant).
C’est bon, le message est passé, elles voient bien ce qu’il faut faire et en plus elles ont l’air
dégourdies, l’une me parle anglais même si je lui réponds en chinois, je me venge en lui faisant écrire toutes les adresses en chinois sur mon cahier. Comme ça je n’ai plus qu’à montrer au
chauffeur de taxi. Je réserve ma chambre, je monte mes affaires, je descends prendre mon taxi pour me conduire en ville, il faut dire que l’aéroport est un peu excentré du centre ville. Donc je
réserve mes billets, je prépare tout pour mon visa, et je me dis que tant que je suis dans le centre ville, je vais en profiter pour aller dans un café Internet, je demande où se trouve le plus
proche (réponse : tout près).
Je vais envoyer mes mails pour rassurer tout le monde, mais là je sors à l’heure de sortie des bureaux
donc absolument impossible de trouver un taxi. Et quand j’en chope un qui dépose quelqu’un, il refuse de me prendre ( ?!? raciste !!). Donc grosse frayeur quand même parce que je ne
sais pas où je me trouve et j’en sais encore moins sur la localisation de l’hôtel… j’ai beau regarder les plans aux arrêts de bus, l’aéroport n’y figure même pas pour vous dire…(30 kuais pour
faire hôtel ville en taxi…) Donc coup de flippe. Que faire, où vais ? d’où viens-je ? finalement après avoir changé 5 fois de direction et être passée 3 fois devant le même magasin, au
moment ou je me dit qu’il va falloir que je rentre à pied (j’ai une lampe de poche méga super avec boussole dans mon sac…là un taxi s’arrête je passe à côté l’air de rien , il redresse son
écriteau et je saute dedans, il ne peux plus refuser la course (le panneau était relevé), donc direction mon hôtel (Ouf !)
Enfin, jusqu’à mon avion dimanche, je ne sors plus de l’hôtel (de toute façon Chengdu, je
connais).
J’ai déjà prévenue que celle qui venait me réveiller vendredi je la mordait !